Poisened Love

Poisened Love

Bientôt, ici, ma nouvelle fiction.


Elle sera faite en parallèle avec celle ci: http://Fur-immer-yaoi.skyblog.com


Ca sera encore une fiction YAOI [ Mettant en scène des relations homosexuelles masculines explicites ] avec les jumeaux Kaulitz du groupe TOKIO HOTEL.


Le nom du blog, Foltern, veut dire "Torture" en allemand. Wi ça promet *buhahaha*


Cette fiction sera beaucoup plus sombre et Angst que ma première. Il n'y aura de la narration que du point de vue interne, c'est à dire du point de vue d'un des deux personnages principaux, Bill ou Tom.


Je ne suis pas en panne d'inspiration pour ma 1ère fiction, n'vous inquiétez pas.
C'est juste que cette idée me trottait dans la tête depuis un moment, et j'avais peur que ça n'soit fait avant que je le fasse.
Cette fiction sera beaucoup plus simple à écrire, puisque, même si rien n'est tapé, l'histoire entière est dans ma tête =)
En espérant ne pas vous décevoir, à bientôt pour le prologue!


PS : les phrases qui seront (ou qui sont déjà) ici sont copyrightées. J'espère ne pas les revoir ailleurs sans un lien quelque part -.-"
( Nonnon c'est pas mon égo surdimensionné qui me joue des tours mais ça m'ai déjà arrivé, j'prend juste des précautions 8-) )

# Posté le vendredi 09 novembre 2007 20:58

Prologue : 30 NOVEMBRE 2007 (Rectification du titre)

Prologue : 30 NOVEMBRE 2007 (Rectification du titre)


*


30 NOVEMBRE 2007

POV Bill

On est tout les deux, assis dans ce foutu couloir qui pu. Couloir d'hôpital. Aux odeurs qui vous filent des frissons. On sent qu'ici des gens viennent à la vie. On sent aussi que d'autres meurent.
Je suis avec Tom.
Mon jumeau.
Ma vie en somme.

Dans cet hôpital.
Parce que Tom est étrangement fatigué ces temps ci. Depuis quelques mois, il ne se passe pas une journée sans qu'il ne soit crevé au point de s'effondrer de fatigue. Parfois même dans des lieux publics ou en pleine interview. Il ne tient plus debout.
Alors nous avons fait quelques examens et là, nous attendons que l'infirmière nous apporte les résultats et nous laisse partir chez nous. Depuis ces examens, il va beaucoup mieux. Mais ce n'est pas pour ça qu'on à pas envie de savoir ce qu'il s'est passé.
Ils ont mis 1 semaine à nous les donner, ces putains de résultats. Enfin on va pouvoir rentrer chez nous. Avec tout ce qu'il faudra pour le soigner, s'il en a besoin.

L'infirmière arrive enfin. Accompagnée d'un médecin. Pourquoi un médecin?

Tout s'accélère dans ma tête. Les vieux en fauteuil roulant. Les bébés à peine sortis du ventre de leur mère. Et mon frère à quelques mètres, parce que le médecin ne voulait pas que je sois là. Même si Tom à insisté.
Ses jambes trembles.
Le médecin lui montre quelques feuilles. Pose une main sur son épaule.

Je me lève de ma chaise. Ne bouge plus. Essaye de comprendre sans rien entendre.

Mon frère s'écroule à genoux. Pleure. Prend sa tête dans ses mains.

Il pleure comme je ne l'ai vu pleurer qu'une fois. Une seule fois.

Qu'on s'était promis d'oublier. D'effacer.
Et pourtant. Cette chose est inoubliable.

Je cours vers mon frère, tombe à genoux avec lui. Le secoue. Lui demande de me dire ce qui ne va pas. Il se stoppe net. Me fixe. Les larmes inondent ses joues et moi je le supplie de me dire. D'arrêter cette torture.


















" Bill. J'ai le SIDA."

En fait, la torture ne fait que commencer.

*










Voilà le prologue. La suite est très, très longue. 25 pages je crois. Sans vous donner trop de détails, elle sera faite du point de vue de Tom. Et elle concernera leur passé.
J'attends vos réactions.
Je continue ou j'efface tout ça?
Merci d'avance,


Kethos'

# Posté le dimanche 11 novembre 2007 15:20

Modifié le lundi 12 novembre 2007 11:34

Chapitre 1 - 30 novembre 2002 + EDIT

Chapitre 1 - 30 novembre 2002 + EDIT

PRÉCISIONS :
Avant toutes chose, quelques explications sur le chapitre: vous y trouverez des erreurs chronologiques (rapport à la naissance du groupe). Aussi, j'ai "sauté" l'étape Devilish (je parle du nom, pas du groupe). Brefbref, vous verrez bien. Je ne suis pas spécialement contente de ce chapitre à vrai dire, j'aurais voulu faire passer plus de choses, mais ceci s'ra fait dans le chapitre 2. Vous verrez que suivant les évènements, je ne fait pas passer certaines émotions telle que la tristesse ou la peur, parce que ces émotions seront découvertes au fur et à mesure de la fiction. J'vais pas tout vous donner d'un coup ça serait trop facile =)
Voilà, aussi sachez que je vous avez bien parlé d'une fiction un peu "hard" &tc, ne vous étonnez pas si là c'est "light" (du moins je trouve). Ca, à côté du reste, c'est la mélodie du bonheur xD.
Je vous mettrais des dates comme noms de chapitres, je trouve ça mieux quand on peu se situer dans le temps, que ce soit celui qui passe ou celui qu'il fait dehors.
Voilà, bonne lecture, on se voit en bas!




*




30 novembre 2002 - FlashBack - Tom

_Narration (Interne)
_Dialogues

MP3 conseillé : Linkin Park__In Pieces [Youtube]



Bill et moi sommes sur le chemin du retour. Le collège, c'était horrible, comme tout les jours.
On est forcés de se battre contre les préjugés. Tout ça parce que mon frère à décider d'assumer son style. Ses cheveux coiffés comme un manga. Ses yeux maquillés de noir. Ses vêtements près du corps.
Il n'est pas gay, mais on le considère déjà comme tel. Si je n'avais pas été là, il n'aurait jamais osé s'assumer. Mais je le protège. Quiconque essaie de le toucher sait qu'il aura à faire à lui, et surtout à moi.
Nous n'avons que 13 ans. Mais nous sommes déjà bien matures. Parce que nous n'avons pas d'amis. Personne à qui se confier. Même nos professeurs, censés être compréhensifs, sont contre nous. La seule chose qui nous garde en vie, c'est l'autre.
Depuis que nos parents sont morts, notre vie s'est transformée en cauchemar. La s½ur de notre mère était aussi dans la voiture. Voiture qui a finie encastrée dans un camion. Morts tout les 3.
Et puisque'elle aussi est morte, notre tante, notre oncle nous a "adoptés". Il était gentil avant.
Mais plus maintenant. Il a décidé que la mort de sa femme était de notre faute. Parce que si nos parents et notre tante étaient sortis ce jour là, c'était pour nous acheter un cadeau. Pour notre anniversaire. C'est donc "notre faute".
Nous nous sommes doucement remis. Enfin, comme on peu se remettre de la mort de ses parents. Au début ça allait. Nous n'avions que 7 ans.
Mais nous nous sommes vite "transformés en monstres", comme il dit. Parce que je me suis fait des dreads. Parce que Bill était androgyne. Parce que nous étions différents.
Notre oncle à commencé à boire. A ne plus travailler. A vivre avec les allocations qu'il touchait. Nous étions très pauvres. Mais on l'assumait. Parce que notre hargne nous poussait à grandir plus vite. A trouver des petits boulots. Les quartiers les plus pourris de la ville étaient pleins de petits boulots. Faire le ménage. Le service dans un bar. On le faisait une semaine, on touchait notre paye, et on se partageait l'argent. Sans rien dire à notre oncle.
Parce que notre collège se fichait bien qu'on soit là ou pas.
On préférait sécher et aller travailler plutôt que de subir les attaques des gamins.
Sauf qu'un jour, précisément depuis le début de cette année 2002, notre oncle apprit notre secret. Ce qui nous valu coups, bleus et balafres.
Il se mit à nous surveiller. Dans nos moindres faits et gestes. Et à nous détester. Toujours plus fort. Sa haine envers nous n'avait plus de limites.

C'est ainsi que nous vivons, depuis la mort de nos parents. Nous allons dans notre collège, où tout le monde nous prend pour des parasites. Certains affirment même que nous faisons le trottoir. Personne ne nous aime. Personne ne veut nous aider. Ni même savoir d'où viennent ces hématomes sur nos visages. Imaginer ce qu'on a pu faire pour les mériter, voilà ce qu'ils veulent. Tous. Sans exceptions.
Nous rentrons dans notre appartement délabré. Pour nous faire cogner dessus. Quand nous rentrons, notre oncle est tellement saoul qu'il va même jusqu'à inventer les problèmes qu'on à pu causer pour mériter ses coups. On aimerait s'enfuir. Mais tant qu'il sera en vie, il nous traquera. En fait, je pense que si on le voulait vraiment, on partirait. Mais nous avons trop peur de lui. De ce qu'il serait capable de nous faire. Un jour, peut être... Mais pas aujourd'hui. Un jour peut être...

Bill se tient devant la porte.
Ce garçon détesté, c'est celui qui me tient en vie. Celui qui me prouve tout les matins que la vie vaut encore la peine d'être vécue. Celui pour qui je frapperais toute la ville. Tout le pays? Oui. La Terre entière s'il le fallait. Personne ne touche à Bill. Alors, même si ça me vaut des coups, je frappe mon oncle lorsqu'il s'attaque à lui. Même si ma force est dérisoire comparée à la sienne. Personne ne touche à Bill. Les gens de notre collège l'ont bien compris.
Mon oncle, par contre...

Il (Bill) frappe à la porte. Certains soirs, qu'on peut qualifier de "bénis", mon oncle s'endort tellement il est saoul. On peut alors aller dans notre chambre. Bill peut chanter, et moi je peux l'accompagner à la guitare. Seule chose me restant de mon père.
Et on peut attendre le lendemain soir pour se faire frapper.
Le matin, nous partons très tôt, vers 6h, pour le collège. Notre oncle est endormit. C'est mieux comme ça. C'est pour ça que j'aime les matins. Parce que je peux voir Bill sourire un peu. Vivre un peu. Comme tout garçon de 13 ans devrait vivre. Et depuis le début de l'année, notre oncle appelle notre collège, pour savoir si nous sommes bien là. Nous n'avons plus le choix. Puisque maintenant, même les profs sont contre nous, comme je l'ai dis.

Il pousse doucement la porte. Il est assis dans la cuisine, qui nous sert aussi de salon, juste en face de nous.

"Vous vous êtes encore battus hein?" dit-il de sa voix grasse, bousillée par l'alcool.

Bill- Tu sais bien que non.

Hagen (l'oncle)- Si. Vous vous êtes battus c'est le collège qui me l'a dit.


Il se lève et titube jusqu'à nous. Une bouteille de vin est posée sur la table.
Il arrive à notre hauteur. Bill recule un peu mais se retrouve dos à la porte. Je me met entre eux, devant Bill. Devant ma vie.

Tom- Ne le touche pas!

Hagen- Non ce soir c'est pas lui que j'ai envie de toucher.


Je ne vois rien arriver. Il me pousse à terre. Ma tête heurte le plancher. Je le vois attraper Bill. Lui mettre un coup de poing.
Mon frère tombe. Il est inconscient.
Et moi j'ai juste le temps de voir son pied arriver en plein dans ma figure. Je vois flou. Mes yeux se ferment.


[ 1 heure plus tard ]


Mal.
Partout.
Mes yeux sont fermés.
Je les ouvre. La lumière m'aveugle. Je les referme.
Mes bras sont endoloris.
Je sens mes mains dans mon dos.
Attachées.
Très serrées. Mon sang circule mal.
Je sens que ma tête est posée. Contre du bois. J'ai froid. Je suis en boxer.
Tout le haut de mon corps est posé contre cette chose en bois. Une odeur étrange. De rance.
J'ai compris...
Je suis à la perpendiculaire, sur une table. Mes jambes droites, tendues. Mon buste allongé. Mes mains attachées dans mon dos.
J'ai compris...
Bill. BILL.
Je tousse un peu. J'ai mal partout. Il faut que je parle.
J'arrive plus a bouger. Plus du tout.

"Bill..."

J'ouvre les yeux. La lumière est moins forte. Nous sommes dans la cave privée de l'immeuble. Personne ne viendra.

Je Le vois. Il est à ma gauche, face à mon visage. A quelques mètres de moi. Assis sur une chaise. Les mains dans le dos. Attaché au barreaux de la chaise. Sa tête baissée. Il est encore inconscient.
J'essaie de bouger mais mes nerfs ne répondent plus. Il m'a drogué.
J'ai compris...

"Bill!"

Ma voix reprend du service. Il faut que je le sauve. Pas lui. Moi mais pas lui. Tout mais pas lui.
Il gémit un peu. Il se réveille. Il ne faut pas qu'il s'affole. Ni qu'il comprenne.
Ni qu'il sache.
Mais à quoi bon?
Il saura.
Il verra.

"Bill! Réveille toi c'est Tom! Je suis là t'inquiète pas!"

J'aimerais regarder autour de moi, mais ma tête est lourde comme du béton. Je suis paralysé. "La peur n'évite pas le danger" m'a-t-on dit un jour. Alors il ne faut pas que j'ai peur.
En tout cas pas pour moi. Ne penser qu'à Bill.
J'ai compris ce qui allait se passer. Même si depuis tout à l'heure mon oncle ne s'est pas montré. N'a rien dit. Je sais qu'il n'est pas loin. Qu'il va venir. Et qu'il va me violer, certainement.

Bill- Hrmm...

Tom- Bill réveille toi! Regarde moi Bill ouvre les yeux je suis là!


Sa tête bouge un peu. Je pense qu'il vient d'ouvrir les yeux.
Oui. Il les a ouverts. Il me regarde. Et s'affole.

Bill- Tom! Tom pourquoi t'es là? Il se passe quoi? Tom!

Sa respiration se saccade. Il fait de l'hyper-ventilation.
Il respire de plus en plus vite.

Tom- Écoute moi. Je suis là, tout ira bien ne t'inquiète pas.

Bill- Non tout ne va pas bien Tom pourquoi t'es comme ça?


Il pleure.
Mon oncle débarque. Celui dont je déteste prononcer le nom. Simplement parce qu'un mec aussi horrible ne mérite pas d'avoir un prénom. De se distinguer des autres. Il ne mérite pas d'être personnifié. Parce que lui donner un prénom c'est admettre qu'il est humain. Et jamais je ne le ferais. Pas après ce qu'il a fait à mon frère, puis à moi. Et surtout pas après ce qu'il s'apprête à nous faire.
Il regarde Bill. Il rigole. Puis le gifle.

Hagen- Alors? Prêt pour le spectacle la folle?

Oui. C'est ce que je pensais.
Il va me violer. Pour faire mal à mon frère. Parce qu'il sait que Bill aurait du mal à se remettre d'un viol. Mais il aura encore plus mal de voir celui qu'il aime le plus au monde se faire violer.
La peur s'empare de moi. Non. Non pas ça.
Je sais que mon oncle est dans la pièce et entend ce que je dis. Mais peu importe. Je vais le rassurer.

Tom- Bill écoute moi bien: tu sais ce qui va se passer. Mais tu ne verras rien. Tu vas me regarder dans les yeux et ne pas les lâcher. Dans les yeux Bill. Dans les yeux.

MP3 très conseillé: Lux Aeterna__Requiem For A Dream Theme Song [Youtube]

J'essaie de le rassurer alors que moi même je ne sais pas ce qui va se passer. Peut être va-t-il me tuer. Puis tuer mon frère. Ou pire. Me tuer. Et garder Bill en vie.
L'un de nous deux sans l'autre, ça ne marche pas. C'est notre c½ur qui meurt et notre corps qui continue de vivre. C'est impossible.
Il s'approche de moi. Me regarde et sourit. Le silence règne. Mes mains sont toujours liées. Je sens les siennes sur mon dos.
Elles descendent.
Je vais souffrir. Je le sais. Mais l'appréhension non plus n'évite pas le danger.
Il baisse mon boxer. Juste un peu. Juste ce qu'il faut.
Je sens son bassin contre mes fesses. Lui aussi est en caleçon.
Il caresse mes fesses.
Je sens son sexe. Je regarde Bill. Il a les yeux fixés sur lui. Sur ce qu'il va me faire subir.

"Bill regarde MOI."

Ses yeux se fixent dans les miens. J'y lis la détresse. Il ne comprend pas.
Ca va y être. Je sais qu'il va y aller d'un coup. Mais je ne sais pas quand.
Le silence règne toujours.
C'est une torture.
Ca va y...

Une larme perle au coin de mon oeil alors qu'il vient de me pénetrer.
J'étouffe un cri dans un souffle.
Ne pas penser à la douleur. Ne pas y penser.
Je fixe Bill.

"Je t'interdis de pleurer Bill. Regarde moi dans les yeux. Il ne se passe rien. Rien du tout."

J'ai mal. Comme si on me transperçait avec une lame.
Il recommence le mouvement.
J'étouffe encore un cri. Je souffle doucement. J'ai mal.
Certains disent que même pendant un viol, il y a du plaisir. Un tout petit peu. Parce que le corps est obligé de réagir. Même si ce n'est pas voulu et pas accepté, le corps doit réagir.
C'est faux. Rien du tout. Que de la douleur.
Nous gardons le contact visuel.
Il recommence. Encore et encore.
De plus en plus vite.

Hagen- Cri salope! Cri mon nom! Je veux te l'entendre dire!

Non. Ca lui ferait plaisir. Jamais. Je ne dis rien et regarde Bill. Sans ciller. Sans fermer les yeux. Même si la douleur se propage dans ma tête, mes jambes, tout mon corps. Non je ne fermerais pas les yeux. Je ne dirais rien. Je ne parlerais qu'à Bill. Mon oncle viole un muet. Incapable de crier.

Hagen- TU VAS CRIER?

Non. Hors de question.
Même s'il y va un peu plus fort à chaque fois qu'il m'ordonne de crier, ma bouche reste close.
Il continue. C'est insupportable.
Mes lèvres sont sur le point de céder.

Hagen- Je suis sûr que tu préfèrerais que ça soit ton frère.

Il ponctue sa phrase d'un rictus mauvais.
Oui je préfèrerais que ce soit Bill.
Mais je n'ouvrirais pas la bouche.
A chacun de ses coups de reins, j'étouffe un cri dans un souffle.
Bill me regarde toujours. Il a compris. Il reste fort et ne pleure pas. Parfois même il me sourit. Je l'encourage des yeux. Quand il sourit, je pourrais même oublier que je suis en train de me faire violer. Chacun de ses sourires me donne de la force. Il sourit en pleurant un peu. Si peu.
Ce sourire qui veut tout dire. Qui me tient en vie.
Il s'acharne.
Il veut que je hurle?
Ca me pousse à rester de marbre.

Hagen- Crie! Ou c'est ton frère qui y passe après.

Bill à entendu. Mais son petit sourire ne disparaît pas.
Je ne sais pas quoi faire.

Hagen- Crie ou je viole ton frère... Crie tout de suite.... Crie!

Peut être grâce à Ses sourires. Peut être grâce à Sa présence. Peut être grâce à un miracle. On ne le saura jamais. Mais au moment précis où sa phrase fût ponctuée d'un autre coup de rein, j'ai senti à nouveau mes jambes. Des orteils au bassin, j'ai senti que je pouvais les bouger.
Alors qu'il ne s'y attendait pas, je l'ai propulsé en arrière, grâce à mes deux jambes. Qui m'auront peut être sauvées cette nuit.
Il s'étale dans un fracas, inconscient je suppose, parce qu'il ne bouge plus.
Je souffle un peu.
Ne pas réaliser maintenant ce qui vient de se passer.
Je relève le haut de mon corps, tout doucement. Je n'y arrive pas. J'ai du mal.

Bill- Tom j-j'ai peur. Qu'il se r-réveille.

Oui. Je lis la peur dans ses yeux, parcourir son échine, provoquer des frissons sur sa peau.

Tom- Je suis là et lui il dort Bill. Il faut juste que je me relève.

Il me sourit. J'arrive à me relever.
Pour toute chose à faire, il faut motivation.
Dans tout ce que je fais, il est la mienne.
Mon corps est un gros hématome. J'ai mal partout. Je m'examine rapidement.
La table à laissé des marques violettes sur ma peau, au niveau de mon ventre. Les cordes ont du mordre mes poignets. Du sang sur les pieds. Quelques gouttes tombées de cet endroit violé.
Je me dis que j'aurais certainement mal à l'intérieur. Mais plus tard. Beaucoup plus tard. Pour l'instant, il faut s'enfuir.
J'ai beaucoup de mal à marcher. Mon frère souffre avec moi.
Il a un bleu en dessous de l'½il.
Je cherche de quoi défaire mes liens.
Une scie traînait par là. Je peine à l'attraper. Les mains dans le dos. Mal partout. Je souffre.
Bill m'aide à couper les cordes.
Mes mains sont libres. Sont écorchées. La corde usée à rongé ma peau; écorchée vive.
Je ne sens que très peu mes doigts. Je les ai serrés tout au long du viol.
Je suis complètement groggy.
Je détache Bill. Ses mains aussi sont abîmées. Il se jette sur moi et me prend dans ses bras. Je savoure le moment. Moi aussi je le câline.
Je me retourne et le vois, lui, l'ordure, étalé par terre. Pris à son propre jeu.

Tom- On s'en va.

Bill- Mais où ça???

Tom- A la gare. Il a du boire beaucoup, l'alcool va l'endormir pendant au moins 2 heures. Ce qui nous laisse le temps de prendre son argent et de s'en aller. Prends quelques affaires dans un sac, rien de plus. Ta carte d'identité. Et c'est tout.

Bill- Mais, Tom, on a nulle part où aller...

Tom- Si. On va aller à 200 KM d'ici, à Magdeburg.

Bill- Chez...

Tom, le coupant- Oui, chez lui.


Bill me soutient. On marche, clopin-clopant dans les escaliers.
Il fait nuit dehors. J'ai perdu toute notion du temps.
Je fouille l'appartement pour trouver son porte monnaie. Son coffre fort. Passe chaque recoin de la maison en revue.
Au final, nous avons 150¤.
Dieu merci, nous avions gardé un peu d'argent de nos derniers emplois. Et dieu merci, il touchait des allocations plus grosses que ce qu'il nous laissait entendre.
J'ouvre le frigo.
Que de l'alcool.
J'emmène une fiole de whisky.
Nous risquons de passer la nuit dehors. Il nous faudra quelque chose pour nous réchauffer.
Bill à pris la couverture de notre oncle. Nous, nous n'en avions pas. On se contentait de s'envelopper l'un contre l'autre dans un vieux drap miteux.
Nous ne prenons que des affaires chaudes.
Le tout dans un sac.
Puis nous sortons. Définitivement.
En bas de l'immeuble, on s'arrête. On regarde devant nous. Et on se dit que jamais, plus jamais, nous ne reviendrons ici, dans les bas-fonds de Berlin.

[ ... ]

Nous sommes devant la gare. Elle n'ouvre qu'à 6h du matin. Il est 1h.
Nous dormirons à même le sol. Enveloppés dans la couverture. L'un contre l'autre.
On boit un peu pour se réchauffer.
J'ai emmené ma guitare, bien sûr. Parce qu'elle m'est vitale, tout comme Bill. Et aussi parce qu'un passant pourrait nous trouver pathétiques et nous balancer une pièce.

Même s'il fait froid. Même si nous allons vers l'inconnu. Même si nous sommes pauvres. En danger. Malgré tout ça, je ne me suis jamais senti aussi bien.
Jusqu'à ce que je me rappelle pourquoi nous sommes là. Pourquoi nous avons du partir. Pourquoi nous prenons des risques énormes.
Parce que je me suis fait violé.
Il faut que je le dise à haute voix.

Tom- Je me suis fait violé.

Cela faisait bientôt 10 minutes que personne n'avait parlé. Que le silence régnait. Encore. Putain de silence.
Les larmes montent, ça y est.
Bill est à côté de moi, enveloppé dans la couverture.
Je baisse la tête. Je ne veux pas qu'il me voit pleurer. Lui qui a su rester fort. Lui qui a si peu pleuré.
Mais au fond... est-ce que je n'aurais pas préféré qu'il le fasse?
Peut être.
Mes sanglots sont forts. Je gémis en pleurant.
Puis hurle en pleurant.
Bill me prend dans ses bras. Se met en face de moi. M'embrasse le front.

Bill- Non Tom. Tu ne t'est pas fait violé. Parce qu'un viol c'est quand tu cris. Quand tu pleures. Quand tu baisses les bras. Quand le violeur t'abandonne comme une merde. Et toi t'as pas pleuré. T'as pas crié. T'as pas baissé les bras. On s'est fixés des yeux. Je te promet que ce soir là, j'ai jamais été aussi fier que tu sois mon frère. Que tu sois à moi.

Je m'arrête de pleurer. Je réalise que non, je n'aurais pas préféré que Bill pleure. Parce que je peux lui dire sans mentir que « Moi aussi je suis fier de toi, Bill ».
Je suis fier de nous.
Au fond, on savait qu'on pouvait s'en aller.
C'est la peur qui nous en empêchait.
En fait, la peur est parfois plus dangereuse que le danger lui même. Parce qu'elle te bloque. Elle t'empêche d'affronter le danger. La peur n'arrête pas le danger. Le danger peut arrêter la peur et te donner le courage nécessaire.
On se regarde, mon double et moi.
On se promet que plus jamais nous n'auront peur de quoi que ce soit. Et que toujours on restera déterminés, courageux. Quel que soit le danger.
Je le prend dans mes bras, il s'assied sur moi comme une princesse.
Sauf que c'est pas une princesse.
Non, il est bien plus fort que ça.
Bien plus beau que ça.
Je nous enveloppe un peu plus dans la couverture.
Le mauvais whisky nous réchauffe.
Bill sort de sa poche un paquet de cigarettes.

B- Je lui ai volé.

Il me sourit. Il a un don, le don de faire des conneries même dans les pires moments. Des conneries qui me font sourire moi aussi.
Il m'en tend une, en prend une pour lui.
Il essaye de l'allumer mais s'y prend comme un manche. Il n'a jamais fumé de sa vie. Je le sais, puisque sa vie il l'a passe à mes côtés.

T- Non regarde, tu fais comme ça.

Je l'allume. Tire et souffle la fumée.

B- Ca pu.

T- Bah alors pourquoi tu veux essayer?

B- Je sais pas.


Je lui tend. J'ai envie qu'il essaye. Parce que je veux qu'on partage tout. Jusqu'au détail le plus insignifiant.
Il tire dessus puis tousse de la fumée.

B- Ca fait mal.

T- Alors arrête.

B- Non j'aime bien. J'aime bien le goût.


Il tire encore dessus. Tousse encore.
Je passe une heure à lui apprendre comment fumer.
Ca le fait rire. Il s'amuse avec la fumée.
Mon frère n'a pas 13 ans. Non. Il peut s'amuser en ayant l'innocence d'un petit garçon. Et prendre des décisions digne d'un homme.
Assez de décisions pour ce soir. Je le laisse être innocent.
Le voir heureux me rend heureux. Parce que son bonheur compte plus que le mien. Ou que celui de n'importe qui d'autre.
J'ai encore mal partout.
Surtout au cul.
Je sens du sang qui coule encore dans mon boxer.
Être assis sur un sol froid me fait « du bien ». En quelque sorte.
J'efface le viol de ma mémoire. C'est plus facile quand c'est encore frais. J'efface ce moment. Nous sommes rentrés de cours. Nous nous sommes enfuis. Fin de l'histoire.
Début d'une autre.
Nous décidons finalement de dormir. La couverture à moitié étalée par terre. Nous dessus. Bill dos à moi. Je l'entoure de mes bras. Il s'y niche comme un bébé; dans la position f½tale. Je prend sa main dans la mienne. L'autre moitié de couverture rabattue sur nous.
De la buée s'échappe de nos lèvres. Ca aussi ça le fait rire. J'attend de ne plus le voir souffler en riant pour m'endormir.

[ ... ]

De 150¤ nous sommes descendus à 100¤. Nous sommes dans le train pour Magdeburg. On sait où aller. On avait jamais osé.
On avait jamais rien osé de toute façon. Et faire ça nous libère.
Les gens nous regardent bizarrement. Avec nos vêtements étranges. Nos piercing. Nos bleus et coupures.
S'ils savaient. Qu'hier...
Non.
Rien du tout.
Néant.
Nous allons chez Georg. Georg Listing. Il a deux ans de plus que nous (15 ans).
La seule personne qui ait dénié s'intéresser à nous. Il était venu pour faire un stage de musique dans notre école, il y a quelques mois. Plus précisément pour un stage de musicothérapie. Notre collège étant l'un des plus pourris de Berlin, c'était là qu'il y avait le plus besoin d'une quelconque "thérapie". Il nous avait très vite remarqués. Comme tout le monde. Sauf que lui avait voulu nous aider. Il est resté 3 mois à Berlin. 3 mois où nous allions le voir tous les midis à la pause. Pour parler. Pour qu'il nous aide. Et dieu sait qu'il l'avait fait. Il nous avait dit que si, un jour, ça dégénérait avec notre oncle, il fallait qu'on s'en aille pour Magdeburg et qu'on aille chez lui.
Lui aussi est orphelin, sauf qu'il s'en sort très bien. Ses talents de bassiste lui ont permis de vite sortir du pensionnat et de se trouver un boulot avec un dénommé Gustav je crois. Ils se produisent dans des petits bars et bossent à côté de ça, se débrouillent absolument seuls. A seulement 15 ans. Comme nous à 13 ans.

Bill s'est endormit contre la fenêtre. Son souffle donne un peu de buée sur la paroi froide. Je le regarderais des heures.
C'est fou. Il a cet air innocent. Alors qu'hier encore...
Non. Pas ça. Pas maintenant.

[ ... ]

Il marche devant moi. Émerveillé comme un gamin. Les mains dans les poches.

B- T'as son adresse?

J'opine. Son adresse, son numéro de téléphone. Tout ce qu'il faut. Sauf que Magdeburg est grand. Et qu'on a pas de téléphone.
J'arrête une passante, de notre âge à peu près. Lui donne l'adresse et lui demande où est-ce.

...- C'est juste en face de toi. Évite de déranger les gens quand c'est inutile.

Je regarde. En effet, c'est bien le nom de l'immeuble.
La fille s'en va. Charmante --".

B- Il est là!

Je regarde dans la même direction que mon frère et voit Georg et un blondinet qui traversent la route.
Bill crie son nom. Il se retourne, nous voit. Et un sourire s'étale sur son visage. Ca fait du bien de le revoir. Beaucoup de bien.
Il court vers nous. Prend Bill dans ses bras. Puis fait de même avec moi.

Georg- Les garçons! Je suis heureux de voir! Mais qu'est ce que vous faites là?

Nous lui expliquons qu'on est partit, pour diverses raisons, et que nous n'avons nulle part où loger. Immédiatement il nous dit qu'il nous hébergera sans problèmes.
Le blondinet à côté de lui n'est autre que Gustav, le fameux Gustav.

[ ... ]

Georg- Alors. Il s'est passé quoi?

Nous sommes dans son appartement. C'est assez grand pour nous tous. Et même encore d'autres personnes. Un peu vide, mais il ne roule pas sur l'or non plus. Georg à maintenant 16 ans. Gustav 15 ans.
Je regarde le café qu'il m'a servit d'un air mauvais. C'est quoi ce truc?
J'ai la tête ailleurs. J'ai la tête hier.

Georg- Tu préfèrerais autre chose?

Tom- Non... Non merci.


Il me regarde bizarrement. Bill et Gustav discutent tranquillement, juste à côté.
Ne pas craquer devant Bill.

Georg- Tu veux qu'on... qu'on en parle? Ailleurs?

Une larme tombe dans le café. Se mélange à la mixture marron-noire.
"Oui je veux qu'on en parle. Dans la salle de bain."
J'ai besoin qu'on me plaigne un peu. D'avoir quelqu'un de plus grand que moi. De plus fort.

Je me déshabille dans la salle de bain pour ne finir qu'en boxer. Il faut que je me lave.
Il voit mes bleus. Ces bleus dont je lui avait parlé pendant 3 mois. Il ne les voit que maintenant.
Ses yeux s'agrandissent.

T- Hier soir, nous sommes rentrés du collège. Il nous a frappés. Au point qu'on à tout les deux perdu conscience.
Quand je me suis réveillé, j'étais à moitié allongé sur une table, les mains attachées dans le dos, en boxer. Bill était attaché sur une chaise. Il est arrivé. Et devant Bill, il m'a... violé.


Ma voix se brise au dernier mot. Ma gorge se remplit de larmes. Je pleure. Et cette fois, je veux continuer de pleurer.
Georg ne dit rien. Il me prend dans ses bras. Me chuchote "Shhht. Sht. Ca va aller. Je vais vous réparer. Tout les deux."
Je m'accroche à son T-Shirt comme à un espoir. Mes larmes font des tâches dessus. Je pleure. Je crie. Parce qu'hier je n'ai pas pu crier. Je n'ai pas pu crier ma douleur. Ni ma détresse. Je lâche tout. Je crie.

5 minutes se passent comme ça. Sans rien d'autre que mes cris, entre-coupés de larmes.
Je m'arrête net. Reprend mon souffle.

Georg- Qu'est-ce que tu veux faire?

T- Manger. Vivre. Sourire. Jouer de la guitare... Oublier. Être fort devant mon frère. Tu sais, pendant qu'il me... Bill et moi on ne s'est pas lâchés des yeux. Et j'ai pas crié. Je sais pas ce qu'on va faire maintenant. Mais plus jamais je retournerais à Berlin.


On discute encore un peu. Je lui raconte comment nous nous sommes enfuis. Ce qu'on aimerais faire. Je lui dis que j'ai amené ma guitare.
Il m'explique que Gustav est batteur, et qu'a nous 4, avec Bill comme chanteur, on ferait un super groupe. Celui avec qui ils sont en ce moment ne marche pas fort, puisqu'ils ne font ça que pour le plaisir.
Je comprend par cette phrase que Georg veut en faire plus qu'un loisir; un métier. Un vrai.
Ca serait trop beau. L'histoire des 4 garçons qui se rencontrent, 4 orphelins, 4 ratés a qui la vie n'avait pas fait de cadeau, qui deviennent célèbres, riches et adulés?
Ca serait trop beau.
Pourtant j'ai envie d'y croire. Quelque chose me poussant à avancer, à oser, à tenter. A ne plus avoir peur de rien.

Nous sortons de la salle de bain et trouvons Bill et Gustav avec de petites mines. On comprend qu'ils ont du se raconter leurs histoires respectives.

[ ... ]

Avec Bill nous n'arrivons pas à dormir. Sûrement l'excitation. La redécouverte de la nuit sans douleurs. Sans peurs. Avec juste le bonheur d'être en vie et rien d'autre.
On rigole tout les deux. On sort tout ces rires trop longtemps bloqués dans nos gorges. Qui ne sortaient pas. Trop de douleur. Et de peur. Maintenant c'est fini.
Quoi qu'il arrive, groupe ou pas, on se trouvera un boulot. Il y a toujours quelque chose à faire. En tout cas hors de question de continuer le collège. On fait notre éducation nous même. A base de livres de cours piqués ça et là. Ca nous suffit amplement.
Bill va à la fenêtre de la chambre. Le ciel est clair. L'air frais. Froid.
Il allume une cigarette. Un peu mieux cette fois.
Je le rejoins. On se regarde dans les yeux. J'oublie doucement. Même si la souffrance physique est toujours là, mon frère empêche la psychique de faire son chemin.
On a parlé tout les quatre de cette idée de groupe.
C'est peut être un peu prématuré. D'autant qu'on ne se connaît que peu. Mais on a tous très vite accroché avec les autres. Gustav est un gars bien. Il ne vit qu'avec sa mère et s'entend très bien avec. Il fait tout les boulots possibles pour leur assurer des revenus un peu plus convenables. On est tous des enfants pas gâtés. Mais des enfants qui osent.

B- C'est quoi la ville la plus loin d'ici Tom?

T- Je sais pas. Au Japon j'imagine. C'est très loin le Japon. Tokio peut être.

B- Ha oui? Et bah, si on est célèbres, je veux qu'on soit connus jusqu'à Tokio.


Il me sourit de son air gamin. Je lui embrasse le front. Jette ma cigarette.
Le réveil clignote. 2:00 a.m.
Georg entre dans la chambre, en bas de pyjama, les cheveux dans tout les sens.

Georg- Bon les gars, on est pas à l'hôtel ici. C'est moi la maîtresse de maison et j'ai décidé que vous deviez DORMIR, dit-il en rigolant.

B- Si on est célèbres on sera connus jusqu'à Tokio. C'est ce qu'on vient de décider.

Georg- D'accord Bill, pas de problèmes, on sera connus jusqu'à Tokio et à Tokio on dormira dans un hôtel où tu pourras te coucher à l'heure que tu veux mais en attendant demain vous devez auditionner au bar et bosser des chansons, alors AU DODO!

T- Tokio Hotel...


Les garçons comprennent. Gustav venait d'entrer dans la chambre, lui aussi réveillé par nos blablatages.

« Tokio Hotel ». On le prononce tous comme un espoir. Comme le nom qui pourrait nous lancer.

Malgré les « remontrances » de Georg, on passera la nuit à rigoler sur Tokio Hotel. Imaginant nos fans. Nos concerts.

B- Vous imaginez un peu? « Le phénomène Tokio Hotel débarque ». Ca sonne bien non?

Gus- Et nos fans qui crieraient avant les concerts « Tokio Hotel! Tokio Hotel! ».

T- Et nos fans nous suivraient jusqu'à notre hôtel. On dormirait dans des palaces et tout ça!

Georg- Et pour raccourcir on se ferait appeler « TH ».


On rêve toute la nuit, jusqu'à voir le matin se lever. Même pas fatigués. Juste des étoiles plein les yeux. L'envie de réussir. D'arriver à réaliser ces rêves qu'on partage.
Je prend une feuille et un stylo. Les mots coulent tout seuls. Exorciser ce viol sur le papier. Voilà ce qui me permettra d'oublier.
Je cherche mes mots. Je repense à ce qui s'est passé. Avec du recul.
Je me dis que j'ai bien fait de ne pas crier...
Mais que parfois il faut savoir le faire.
Il faut savoir crier. Faire le contraire de ce qu'on t'ordonne.
Crie. Jusqu'à ce que tu sois toi même. Même si c'est la dernière chose que tu fais. Même si ça fait mal. Crie.

[ Ellipse d'un mois - 31 décembre 2002 ]
(Bah oui je n'peux pas TOUT raconter dans le détail, allons à l'essentiel)

Cela fait un mois que nous jouons tout les 4 dans un bar de Magdeburg. Nous avons même nos premiers « fans », des habitués qui reviennent tout les soirs.
Le bar s'appelle le « Zimmer » et le patron est très gentil, il nous a tout de suite adorés et embauchés. Nous faisons beaucoup de reprises de vieux tubes, parce que la clientèle est âgée. Ca n'empêche que ces vieux adorent nos « bouilles » de gamins (S'ils savaient...).
Et nous rapportons plus d'argent que nous en coûtons. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Notre oncle à été arrêté en état d'ébriété sur la voie publique, le jour de notre départ.
Il hurlait qu'il avait « Tout perdu ». Tant mieux pour lui.

Un homme du nom de David Jost revient souvent dans ce bar et nous aime beaucoup, apparemment. Il nous a même dit qu'il parlerait de nous à son boulot. Sachant qu'il travaille dans une maison de disques...

Nos compos s'accumulent sur la table. Certaines moins bonnes que d'autres. Nous en jouons trois au bar, selon nous, et le patron, les 3 meilleures. Leb' die Sekunde, Durch den Monsun et Schrei. Je met toujours un point d'honneur à réussir la dernière.
Nous nous entendons à merveille tout les 4 et avons les mêmes goûts du point de vue musical. Chacun de nos instruments s'accorde avec les trois autres (oui je considère la voix de mon frère comme un instrument à part entière).
Ce soir, c'est le réveillon du jour de l'an. Comme pour celui de noël nous le passerons ensemble, à 4, dans l'appartement de Georg.
Gustav a emménagé avec nous, sa mère ayant trouvé un boulot à plein temps et sortant avec son patron, elle l'a laissé partir.
Ce soir là, comme tout les soirs, David vient nous voir vers 17h, juste avant qu'on joue. Il arrive et à l'air tout excité. Au moins plus que d'habitude.

David- Les garçons, j'ai une bonne nouvelle pour vous: je vais vous présenter, vous et votre musique, à ma maison de disques!




[ Ellipse : 2 ans plus tard - 31 décembre 2004 ]

Réveillon du jour de l'an 2004.
Bill & moi avons fêté dignement nos 15 ans. Notre plus beau cadeau étant la sortie de notre single dans toute l'Allemagne: Durch den Monsun. L'autre chanson sur le CD sera Schrei.
Notre nom officiel est Tokio Hotel.
En deux ans, beaucoup de choses ont changées. Nous avons beaucoup plus de fans qu'avant. Environ une dizaine de fidèles. Et toujours une salle comble devant qui jouer. D'accord, une salle polyvalente comble de 100 personnes, c'est pas énorme. Mais c'est déjà ça. C'est déjà énorme en fait.
Nous avons beaucoup de compositions. David nous aide avec les textes. Il est devenu notre manager. Vu la petitesse du groupe, ça ne lui prend pas beaucoup de temps. Pourtant il nous aide plus qu'il ne le pense.
Nous jouons toujours au bar « Zimmer » et habitons toujours au 4ème étage, appartement 83 de l'immeuble que nous connaissons maintenant par c½ur. Pour avoir visité chaque recoins à la recherche d'une connerie à faire.
Nous sommes toujours tout les 4. Comme les doigts de la main. Personne à ajouter. Personne à enlever.
Notre complicité grandit avec les jours qui passent. Aucune dispute sérieuse jusqu'à ce jour.
Bill est toujours ma raison de vivre. Plus qu'hier et moins que demain. Avec l'âge il est passé de « tout mignon » à « très beau ». Son look androgyne lui vaut de se faire draguer par des garçons comme par des filles. Mais je me méfies toujours et garde un oeil sur qui lui parle. Pas que je le veuille pour moi ou que je sois amoureux, non. Juste qu'on sait très bien, maintenant, ce que certaines personnes peuvent faire. Ou briser.
Bref.
Je me suis bien remis de tout ça. J'exorcise tout par la musique et n'y ait jamais vraiment repensé depuis qu'on est arrivé chez Georg.
David, qui gagne un salaire de roi du pétrole, nous paye le loyer. C'est grâce à cette aide qu'on peut se permettre des achats plus... impulsifs qu'autre fois.
Pour notre âge, on gagne bien notre vie. Même si nous devons assurer des petits boulots à côté de la musique.
Le single marche bien. On voit apparaître les premières rentrées d'argent. Et surtout de plus en plus de fans.
Georg a maintenant 17 ans. Pour ses 18 ans, il devrait avoir une petite voiture 4 places. Croisons les doigts, ça serait tellement cool...

Encore une fois, comme le veut la tradition, nous fêterons le jour de l'an à 4. Rien qu'à 4. Comme d'habitude on achètera une bouteille de champagne pas cher qu'on videra sur le toit de l'immeuble, maintenant devenu notre repère. On prendra de grosses couvertures sur lesquelles on s'étalera. On parlera de filles. De musique. De conneries. De notre pseudo-célébrité. On regardera le feu d'artifice ridicule de la ville en pensant à celui de Tokio.
Au fil des heures on ira chercher d'autres couvertures. Personne ne voulant dormir ailleurs que sur ce toit.
On se réveillera avec du soleil, de la pluie ou de la neige dans la geule. Dans la geule de bois surtout.
On passera certainement le 1er de l'an à soigner nos rhumes attrapés pendant la nuit. Plus particulièrement celui de Bill. Sa voix étant un instrument essentiel.
Et le 2 janvier on rempilera pour une nouvelle année. Pleine de surprises. D'inconnu. D'inattendu.
On jouera toujours au « Zimmer ». Georg, Gustav et moi avec le nez qui coule. Bill avec une voix rayonnante parce qu'on aura passé la journée de la veille à le chouchouter, tout les 3.
Putain la vie est tellement belle et simple en ce moment que ça m'fout'rais presque les j'tons.

FIN POV TOM
FIN FLASH BACK



*






En espérant que ça vous ai plu, 30 commentaires pour la suite?
N'oubliez pas Our Chemical Romance tout d'même ^.^
Merci à toutes pour votre soutient,







Wesh vous.
Non je ne suis pas morte ni rien, réjouissez-vous!
J'explique tout là.
Dooooooonc. C'est pas la peine que je le ré-explique ici hein.
J'voulais juste vous dire: MERCI.
De votre soutient sur cette nouvelle fiction. Merci d'aimer. Et merci de me donnez vos avis, tout ce que j'aime =)
A bientôt.

Kethos'


PS : Balloonatic.muse@hotmail.fr
Mon MSN. Prévenez moi d'un commentaire si vous m'ajoutez, après j'me retrouve à parler à des gens dont je connais pas le prénom, c'est relou vite fait V_V

# Posté le mercredi 14 novembre 2007 18:05

Modifié le mercredi 28 novembre 2007 04:59

Mise à jour du nouvel an...

Mise à jour du nouvel an...
*Ouvre la porte de son blog*
*Souffle un peu sur la poussière*


Wow, ça fait si longtemps? (a) Je suis très méchante. Hmhm. Mais je suis aussi lycéenne, en dernière année (=BAC pour incultes de passage). Et aussi auteur d'une autre fiction. DONC, j'ai pas forcément le temps d'écrire DEUX fictions. Même si j'avais dis que oui oui, j'y arriverais, bah non. Je n'arrête donc pas cette fiction, hors de question, j'ai bossé trop longtemps sur le scénar', mais les chapitres seront postés pas très régulièrement. De ce fait, vous pouvez me laisser ICI (et seulement ici SVP) vos adresses pour que je vous prévienne quand le prochain chapitre sera posté... C'est à dire dans pas longtemps, avant la fin du mois j'espère (Une moitié de chapitre et là j'suis bloquée --"). En tout cas merci de rester fidèles au poste malgré que je n'edit jamais *baffe*. Joyeux noël et bonne année et tout ça =)

Biyoux

K'

# Posté le mardi 01 janvier 2008 16:33